Mercredi 14 décembre 2005
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Les gens se sentent vulnérables. Ils ne le sont pas plus qu'il y a 10 ans. Ce n'est qu'un sentiment.
Un sentiment de vulnérabilité généré par une projection dans le futur extrêmement angoissante et une vie dans le présent insaisissable.
Le futur fait peur ! Comme m'a dit l'autre un jour (Bernard Cathelat, co-fondateur du CCA, institut de prospective comportementale) : "pour les gens; le futur c'est quand tu marches sur un sable mouvant, dans le brouillard et que tu vas te péter la gueule contre un gros point d'interrogation".
Il y a 20 ans, on savait ce que l'on va faire de sa vie ; tout était tracé : la maison, la famille, les emprunts la retraite. Aujourd'hui, on ne voit pas au-delà d'un an. L'angoisse.
La faute à qui ? A tout le monde ou plutôt à certaines choses : les media notamment. Pour la première fois depuis la création de l'humanité, les Hommes ont pu vivre en direct-live l'effondrement des Twins, le Tsunami, la guerre Irak, les banieues, etc. Et puis la faute aux politiques aussi : des morts contre du pétrole en Irak, les mensonges de Blair, les détournement de notre président de la République, etc. Et puis la faute des entreprises aussi : leur credo "croissance = plan social" dégoûte.
Du coup, quand on regarde le futur, l'avenir, on a peur, on se sent vulnérable, pour nous, mais aussi pour nos enfants. Et ce sentiment de vulnérabilité paralyse les actions du présent.
Il devient qu'un sentiment de force envahissent les gens. Et pour ça ils ont besoin de partenaires fiables, solides et positifs.
Mais où sont ces partenaires ? Les chefs d'entreprise, sans aucun doute ; les politiques, c'est leur raison d'être ; les marques, pourquoi pas ? ; la religion, les croyances spirituelles, incontournables !
Par Matthieu Barré
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Publié dans : les gens en général
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sans dec
je crois que l'approche boudhiste de la vie, le present, ici et maintenant, repond completement a ta problematique. se connaitre assez pour se faire confiance, puiser dans l'inspiration du moment sachant que nous sommes PRESENTS au monde et que le hasard n'existe pas vraiment , saisir les opportunités ne revient en fin de compte qu'à vivre sa vraie vie, en toute lucidité et en toute confiance en l'avenir.
je crois que je vais moi aussi creer mon blog, tu m'en donnes l'envie .
a + sur la toile ou ailleurs ......
C'est presque comme un tour de magie. ;-)
C'est vrai que le style est enlevé, je suis moi-même sur le cul... Et pourtant je suis très proche de l'auteur. Comme quoi on n'a pas assez d'une vie pour connaître vraiment les gens !
Pour répondre à ce fil, je voudrais livrer 2 impression de soixante-huitard (oui, je suis né en juin 1968, juste après les événements !) :
#1 Les papy-boomers appartiennent à cette génération qui s'est copieusement servi (ressources naturelles, travail, argent, sexe, ...), et nous les suivants n'avons presque plus rien à nous mettre sous la dent. La planète est sale, la France (pour ne pas dire le monde) est en quasi cessation de paiement et le sexe est devenu "à risque" comme ils disent. Un bébé français tout juste né doit déjà 20000 € au fisc ! C'est désespérant, non ? Et pourtant, elle tourne ! Rien n'arrête ce mouvement inexorable.
#2 "La révolution n'aura jamais lieu." Nos parents ont eu du courage en 1968. Nos grand-pères ont eu des couilles en 1968. Nous en 2006, nous avons Canal Sat, TPS, les écrans LCD, plasma, la X-Box, la 360, la PSP, la PS1, la PS2, la livebox, la c-box, alice, les SMS, le faux-vrai départ de Jospin en 2002 et son vrai-faux retour en 2007. Le départ certain de Chirac, la consécration de Sarkozy, le futur divorce de Hollande et Royal (ben non, ils ne sont pas mariés pour ne pas payer d'impôts !), les aventures de Jade Hallyday chez Mamie Bernadette Chirac, Qui veut gagner des millions spécial pièces jaunes, les castings de la StarAc, les DVD, le peer-to-peer, puisqu'il est mortel il ya maintenant le sexe virtuel, le terrorisme, etc...
Bref, on est tellement occupé, l'esprit embrumé par l'accessoire qu'on en oublierait l'essentiel : SOI-MEME.
Lorsque viendra l'heure du bilan et qu'il faudra additionner et soustraire ses actions, que pourra-t-on dire de sa vie qu'elle aura été utile pour soi et agréable aux autres ? Mon âme sera-t-elle plus belle à la sortie que lorsque je suis arrivé ? Qu'y ai-je gagné finalement ? Ou bien qu'y ai-je perdu ?
S'améliorer soi-même, c'est améliorer l'humanité. Et ça, c'est la vraie (r)évolution. Celle qui en vaut la peine !
En conclusion, je ne crois pas que nous sommes vulnérables. Nous manquons seulement de courage. Nous avons peur de nous-mêmes et des autres. "L'enfer, c'est les autres". Nous jetons l'éponge avant la première droite. Nous avons le pouvoir de changer les choses, et nous ne l'utilisons même pas !